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Sommet européen-Orban pourrait compliquer les discussions sur l'Ukraine
information fournie par Reuters 14/12/2023 à 00:44

par Andrew Gray et Jan Strupczewski

Les dirigeants de l'Union européenne participeront jeudi à un sommet de la plus grande importance pour l'Ukraine, alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orban a réaffirmé mercredi son opposition à l'ouverture rapide de négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne (UE) et au versement de dizaines de milliards d'euros à ce pays.

Ce sommet intervient à un moment crucial de la guerre en Ukraine, après l'échec de la contre-offensive lancée par Kyiv en juin dernier et alors que l'administration Biden n'a pas encore réussi à faire adopter par le Congrès un programme d'aide à l'Ukraine de 60 milliards de dollars.

Si les dirigeants européens donnent leur feu vert aux négociations d'adhésion et au versement d'une aide financière et militaire à l'Ukraine, Kyiv pourra revendiquer une victoire géopolitique. Un échec serait probablement accueilli par Moscou comme un signe de l'affaiblissement du soutien occidental à l'Ukraine.

A l'exception de Viktor Orban, les dirigeants des 27 pays de l'Union européenne ont tous soutenu l'ouverture des négociations d'adhésion. Une telle décision requiert toutefois l'unanimité et le Premier ministre hongrois, qui cultive des liens étroits avec Moscou, a insisté sur le fait que l'Ukraine n'était pas prête à franchir une telle étape.

Le président ukrainien Volodimir Zelensky a déclaré que son pays avait mené à bien les réformes politiques nécessaires pour obtenir le feu vert de l'UE et a exhorté le bloc à honorer ses engagements.

"Je compte sur les dirigeants de l'UE pour reconnaître les efforts de l'Ukraine et franchir cette étape historique", a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux après un appel téléphonique avec la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni.

Viktor Orban a fait valoir des préoccupations concernant, entre autres, la corruption en Ukraine pour justifier sa position, mais les responsables et diplomates de l'UE le soupçonnent d'utiliser cette question comme monnaie d'échange dans l'espoir de voir les milliards d'euros de fonds européens gelés l'an dernier en raison de préoccupations sur le respect de l'Etat de droit par son gouvernement être débloqués.

"Nous ne sommes pas dans un bazar hongrois où nous pouvons échanger une chose contre une autre", a déclaré mercredi le Premier ministre belge Alexander De Croo. "L'Ukraine est un pays qui veut respecter les valeurs démocratiques. C'est peut-être une leçon pour Orban lui-même"

La Commission européenne a annoncé mercredi que la Hongrie avait de nouveau accès à 10 milliards d'euros du fonds de cohésion. Elle a aussi rappelé qu'environ 21 milliards d'euros auxquels pourrait prétendre la Hongrie restaient gelés.

(Avec la contribution de Bart H. Meijer, Charlotte Van Campenhout, Gabriela Baczynska, Julia Payne et Philip Blenkinsop, rédigé par Andrew Gray; version française Camille Raynaud)

4 commentaires

  • 14 décembre 15:48

    Les règles de l'Europe sont tellement mal faites !!! que le pays qui ne verse pas 1 euro peut bloquer le système !!! Comment des politiciens soit disant intelligent peuvent faire des règles de la sorte !!! N'ont ils jamais été dans les assemblées de copropriétés pour voir comment une seule personne peut mettre le bazar dans une copropriété . Et là on parle de milliards !!!


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